L’Enquête 2

18 septembre 2010

[Suite de l’épisode précédent]

Deux heures plus tard, les deux membres de la Garde Blanche étaient de retour à leur quartier général. L’Ork semblait satisfait, l’elfe un peu plus joyeux que lors de sa première arrivée. Le capitaine sourit à la vue de Taelhien et lui dit :
« N’est-ce pas, que c’est amusant, d’interroger dans les tavernes ? »
« Oh oui, capitaine Brorg, les langues se délient toujours, avec un peu d’alcool dessus. »
«
J’espère juste que la tienne a su se tenir. »

L’elfe fut très vite dégrisé par cette réprimande pleine de justesse et de bon sens. Il ignorait s’il en avait trop dit ou pas dans ses questionnements, ce qui le mettait mal à l’aise devant le professionnalisme de son supérieur. Celui-ci ne s’attarda pas sur le manque d’expérience du jeune homme et enchaîna :
« Bien, recoupons nos informations. Tu m’arrêtes si je me trompe, petit. Kort Fudgrus habitait en ville depuis cinq ans à la même adresse. Il était propriétaire de son taudis. J’en reviens, il n’y a rien que des chiffons et un matelas couvert de vomi et de puces, là-bas. Heureusement que les nains sont partis, ce seraient eux qui l’auraient banni pour vivre dans une porcherie pareille. »
«
Oui, le nain était un ivrogne notoire, bien connu de la milice. Ils m’ont dit qu’il était placé en cellule de dégrisement environ une fois par semaine. On le relâchait toujours, puisqu’il n’a jamais fait de mal à personne, à la connaissance des miliciens. D’ailleurs, ils l’ont vu courir comme un dératé cet après-midi en direction du centre de la ville. Il avait l’air paniqué et… »
«
Intéressant, ça. Sa maison est plus proche du bâtiment de la milice, mais il est venu nous voir directement. Je pense qu’il connaissait la raison de son mal, ou qu’il la soupçonnait, au moins… »
«
Vous voulez dire que… ? »
«
Je ne sais pas, mais ça ne me paraît pas être une maladie conventionnelle… On ne meurt pas tous les jours étouffé par des insectes qui sortent de ton ventre, si ? »
«
Je dois avouer… »
«
Et sinon, quoi d’autre ? »
«
Il avait ses habitudes au Chat Violoniste. L’aubergiste, un Faune bien sympathique, m’a dit que le nain était très endetté un peu partout, mais surtout chez lui. Et que sa mort n’est que le juste retour des choses. »
«
Plutôt froid, ton aubergiste, non ? Il ne s’est même pas posé la question de savoir qui va régler l’ardoise de Fudgrus ? »
«
Et bien, euh… Ce nain me paraissait être une fripouille pas vraiment bienvenue au Chat. Et l’aubergiste m’a aussi dit que la dette n’était pas grave, puisqu’on son affaire fonctionnait assez bien pour se permettre cette perte. On a beaucoup parlé et… »
« Stop. Un Faune. Aubergiste. Riche. Donc bon gestionnaire ? Il n’y a pas comme un problème dans ce que tu viens de dire ? »

«
… »
« J’arrive pas à croire que tu te sois fait berner par une de ces demi-portions poilues, petit. Je pensais que t’en avais davantage entre tes longues oreilles. On va aller le voir, ton aubergiste. »

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one comment

  1. Merci pour ce bon moment de depaysement !

    Arfy, 21 septembre 2010

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