Abonné absent

18 décembre 2010

Bonjour à tous ceux qui passeront dans ces pages.

Ce blog est en pause jusqu’à début ou mi-janvier 2011, pour cause de travail intensif sur mon second roman.

J’espère vous revenir sans indigestion ni gueule de bois, et avec plein de nouvelles idées.

Passez d’excellentes fêtes (pour ceux que ça amuse), bonne survie (pour les autres), et à bientôt !

Pierre Carmody

Catégories : Actualités

2004. Banlieue de Tijuana.

11 décembre 2010

Je vidais quelques verres de téquila dans un rade mal fréquenté avec l’ami qui m’hébergeait.
Le barman fixa un nouvel arrivant, qui venait de garer son imposante Harley-Davidson devant l’entrée. Visiblement, le type n’était pas le bienvenu. Personne n’osa cependant le lui dire : ses deux mètres, ses bras énormes et son corps d’athlète transpiraient la puissance. Sa barbe drue et son regard impassible le faisaient ressembler à un tueur de passage.

Les nombreux tatouages sur son corps et sa veste en cuir indiquaient clairement son appartenance à un gang. Au vu des regards hostiles de l’assistance, l’arrivant était hors de son territoire. Le barman agrippa fébrilement son téléphone portable.
Chacun observa nerveusement l’inconnu descendre une bière d’un trait et commander la suivante.

La suite…

Catégories : Nouvelles

La morsure

4 décembre 2010

Obscurité totale. Crispation inutile. J’ouvre un œil. Difficilement. Sous la paupière, la sécheresse m’arrache un cri, mais ma mâchoire ne bouge pas. La lumière blanche m’aveugle. Trop de néons. L’autre œil suit, pareil que pour le premier. Je vois les perfusions au-dessus de moi. Un truc flou sort de ma bouche. Je me concentre : d’accord, je suis intubé.
Je ne comprends pas. Le choc est total, même si je ne sens rien. Si. Ma nuque. Un aplatissement, un carnage. Il faut que je me lève pour… Bon. Je me ravise sagement : je bougerai la tête plus tard. Demain, peut-être.
Aucun souvenir. Aucune idée de comment je suis arrivé là. Il faut que je me rappelle. Je me concentre. Des lumières. Bleues.

Des véhicules. Pompiers, gendarmes, ambulanciers. Il fait nuit. Je suis hissé sur un autre brancard. Un des brancardiers vire au vert, il panique. Ah non, il vomit, en fait. Il se retourne au dernier moment, est soutenu par un pompier. Bleusaille. Je reste rêveur, c’est pas un métier facile. Ça doit bien rentrer, à un moment ou un autre. On s’habitue à tout, finalement. Je ne réfléchis pas au pourquoi de la réaction du jeune. Je m’en fous, je suis bien. Le brancard est glissé dans l’ambulance, je flotte. Les lumières se tamisent. Ne restent plus que les néons rouges.

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Catégories : Nouvelles