Pause

25 septembre 2010

Il n’y aura pas de note cette semaine (bon, de fait, si, puisque vous lisez ceci à cet instant précis).

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Catégories : Actualités

L’Enquête 2

18 septembre 2010

[Suite de l’épisode précédent]

Deux heures plus tard, les deux membres de la Garde Blanche étaient de retour à leur quartier général. L’Ork semblait satisfait, l’elfe un peu plus joyeux que lors de sa première arrivée. Le capitaine sourit à la vue de Taelhien et lui dit :
« N’est-ce pas, que c’est amusant, d’interroger dans les tavernes ? »
« Oh oui, capitaine Brorg, les langues se délient toujours, avec un peu d’alcool dessus. »
«
J’espère juste que la tienne a su se tenir. »

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Catégories : Med-Fan  Nouvelles  Petits Riens

L’Enquête 1

11 septembre 2010

La pluie tombait en abondance sur le pavé gris des rues du Berceau. Un après-midi à ne pas traîner dehors, tant le ciel était plombé de nuages qui n’annonçaient pas de sitôt une potentielle accalmie. Des chats, impassibles gardiens paresseusement couchés sous des abris de fortune, observaient les rares passants.

L’elfe encapuchonné qui trottinait vaguement entre les gouttes savait bien que son métier, lui, n’attendait pas. Il avait choisi un métier qui ne s’arrêterait jamais vraiment : peu importe l’heure du jour ou de la nuit, peu importe le temps qu’il faisait, il se devait d’être présent. En remontant une ruelle vide, il entr’aperçut à l’intérieur d’une taverne un groupe de maçons, dont certains vivaient dans son voisinage. L’espace d’un instant, il s’avoua qu’il aurait peut-être préféré, aujourd’hui, être parmi eux : finissant plus tôt leur journée de travail à cause des intempéries, se rinçant le gosier à l’aide d’une bière brune fraîche, entourés d’amis qui ne se méfiaient pas d’eux… Ils étaient chanceux d’être là et l’elfe, toujours plus morose, se demanda s’ils en étaient conscients. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua même pas qu’il avait dépassé sa destination de presque cent mètres.

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Des racines…

4 septembre 2010

Je ne suis pas Rom. Oh, non, Alsacien avant tout, bien sûr. Ces considérations sont loin de celles de l’état français, qui ne reconnaît aucune minorité, fut-elle régionale. L’état ne fait pas grand cas de la culture d’origine, même constitutive de l’identité globale.
Si l’on creuse un peu du côté de ma mère, j’appartiens à une caste d’anciens intouchables, qui ont quitté l’Asie il y a des dizaines de siècles pour s’établir dans le bassin rhénan, de la Suisse à la Hollande, où mon patronyme y ferait tressaillir n’importe qui connaissant un peu son histoire locale.

Remetter. Une famille bien connue dans la région. Certes à cause de François, ce grand-oncle fondu, gardien de l’équipe de France entre 1953 et 1959. Mais surtout parce que nous sommes les « Yenner ». Ou « Ienischi », ou « Mānischi ». On distingue mieux cette incompréhension à notre égard : difficilement définissables, nous possédons beaucoup de noms.

Ma famille est crainte dans ma région, pour ses coups d’éclat, ses coups de sang rageurs ne laissant personne indemne. Pour sa capacité à manier la serpette (le fameux « Sāghum »), ses insultes bien senties, son argot cryptique, ses belles femmes et leurs frères susceptibles, cette proximité clanique qui réchauffe les habitudes teutonnes de la région. Souvent considérés comme des sauvages, les membres de ma famille montrent du cœur lorsque les autres tournent le dos aux pauvres, aux exclus, aux démunis.

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