Malgré-Tout salué par les spécialisés

25 septembre 2012

L’historien Nicolas Mengus travaille, entre autres, pour l’Ami Hebdo, et est le webmaster du site www.malgre-nous.eu sur l’incorporation de force.

Je vous invite à y jeter un long regard si vous vous intéressez au sujet. Nicolas Mengus a écrit plusieurs livres sur le sujet, notamment « Entre Deux Fronts », tomes 1 et 2 avec André Hugel, et « Malgré-Nous ! »

Après lecture de ma nouvelle Malgré-Tout, il a décidé de la placer sur le site www.malgre-nous.eu, dans la rubrique Mémoire, en félicitant votre serviteur.

Je tiens à dire qu’être reconnu par des historiens sur des travaux littéraires est très important pour moi et que cela m’encourage à poursuivre dans cette voie. Voilà, c’était mon petit bonheur du jour.

Catégories : Actualités  Petits Riens

Malgré-Tout

25 août 2012

 

«  Ah, Rémi ! Ça fait si longtemps qu’on ne s’était pas vus. Soixante-cinq ans ? Au moins. J’ai eu du mal à te remettre, au début, mais je suis content que ce soit toi. Tu te rappelles notre jeunesse ? Le Gauleitner Wagner qui avait déclaré l’incorporation de force des alsaciens dans l’armée allemande ? Et nous, deux jeunes crétins qui nous sommes enfuis, pensant échapper à la Gestapo. On a pleuré lorsqu’ils nous ont découvert dans le train vers les Vosges, cachés derrière des caisses de vin de blanc. Ils voulaient enfermer nos parents. Alors bien sûr, tu m’as dit qu’on ne pouvait pas faire ça. Moi, de parents, je n’en avais plus, mais ça marchait aussi pour les grands-parents. Alors, on est parti avec eux. C’est ce jour-là que nous sommes devenus allemands officiellement, en étant obligés de signer nos noms dans la Wehrmacht. Puissance défensive, tu parles ! »

« On a été séparé au camp d’entraînement, pendant quelques mois, mais on s’est retrouvé dans le train comme les deux mêmes jeunes crétins d’avant. Mais entraînés, cette fois, avec des fusils dans nos mains. On nous a envoyé sur le Front de l’Est, bien sûr. Le régime nazi avait trop peur qu’on se tire du côté des français. Je sais que tu voulais y aller, toi. Moi, Pétain me faisait peur, je voulais quitter l’Europe. Mais nos espoirs étaient loin, alors. On a été mis en garnison dans quelques camps à l’Est, et ensuite… Tu te rappelles, Rémi ? Ils nous ont dit qu’on ne reviendrait sûrement pas. Ils nous ont envoyés en renfort à la bataille d’Orel-Belgorod. La Bataille de Koursk, un front en saillant de plus de vingt-trois mille kilomètres carrés. »

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Et tous nos vœux…

22 décembre 2011

Ce message s’adresse à tous ceux qui m’ont souhaité leurs vœux pour l’année 2011, qui s’achèvera dans quelques jours.

Vous m’avez souhaité plein d’argent, la fortune, le bonheur et la réussite. C’était très gentil de votre part.

Néanmoins, je suis au regret de vous informer que rien de tout cela n’a fonctionné, et que j’entamerai 2012 dans la même situation approximative que 2011.

Ne désirant pas réitérer ce même message l’an prochain, j’ai une solution simple pour que vos bons vœux fonctionnent, cette fois :

Cette année, envoyez directement vos chèques à mon adresse postale, ou vos virements sur mon RIB, disponibles sur simple demande. J’accepte également les espèces remis en mains propres.

Merci d’avance.

Et pour les autres, meilleurs vœux à tous. Passez d’excellentes fêtes quand même !

Catégories : Actualités  Petits Riens

Temps de pause

20 mars 2011

Ce blog n’est pas abandonné, ce n’est que faute de temps que je ne repasse plus ici.

J’ai achevé il y a peu le manuscrit d’Éviradnus, un projet qui me poursuit depuis près de trois ans sous ses différentes formes (court-métrage, nouvelle, roman).

J’y ai donc enfin mis un point final et suis en pleine relecture du projet. Si vous ne me voyez pas par ici pendant encore quelques semaines, tout est normal.

Et parce que je n’aime pas parler pour ne rien dire, je vous présente donc l’Éviradnus tel que l’a vu Victor Hugo :

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Catégories : Actualités

Devoir de mémoire

26 février 2011

En repassant il y a quelque temps devant une stèle bavaroise à Reichshoffen (bataille quelque peu méconnue aujourd’hui), je me suis rappelé qu’à l’échelle de l’histoire, tous les héros du passé sont morts inutilement.

Trois fois par an, lors des armistices et de la fête nationale, nous pensons (avec dédain ou émotion, selon les cas) à tous ceux qui sont tombés pour que nous puissions jouir de notre confort et de notre liberté actuels. Des héros, tous, morts pour la patrie. Tombés avec vaillance au champ d’honneur.

Une maigre rente pour les familles, et pour celles-ci, un manque aussi béant qu’une fosse commune. D’ailleurs, ces héros en furent-ils vraiment ? Combien d’entre eux moururent-ils réellement en sauvant leurs camarades, tenant avec panache une ligne ou une position ? Et combien furent finalement pulvérisés par un mortier, une grenade, bêtement terrassés par une balle perdue, comprimés dans un naufrage ou gelés par un hiver terrible, sans pouvoir courageusement affronter l’inexorable approche de la faucheuse ?

Mise à part la propagande nationale bombant le torse médaillé des défunts, il reste le problème de la considération héroïque du guerrier. Les deux dernières guerres que nous célébrons annuellement ne virent qu’un immense défilé d’appelés, de conscrits mal entraînés et équipés, défendant une cause nationale d’un côté, et un territoire envahi de l’autre. Embrigadés dans ce tourbillon de violences, ils y moururent par millions. Nous les qualifions alors de héros car ils donnèrent leur vie pour leur pays, mais ne furent-ils pas plutôt des martyrs ? Problème de lexique.

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Catégories : Actualités  Coup de sang

Abonné absent

18 décembre 2010

Bonjour à tous ceux qui passeront dans ces pages.

Ce blog est en pause jusqu’à début ou mi-janvier 2011, pour cause de travail intensif sur mon second roman.

J’espère vous revenir sans indigestion ni gueule de bois, et avec plein de nouvelles idées.

Passez d’excellentes fêtes (pour ceux que ça amuse), bonne survie (pour les autres), et à bientôt !

Pierre Carmody

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Management martial

6 novembre 2010

« Bonjour Lodomar. Bon, j’espère que t’es dispo, j’ai deux-trois trucs sur lesquels il faut que je te briefe. »

« Euh, oui ? »

« Mon N+2 vient de m’envoyer une rafale dans les dents. Mais ils foutent quoi, tes petits soldats ? Sérieux, le projet devait être rendu la semaine dernière. Je vais les coller en corvée de latrines, moi, tu vas voir. »

« Ben on s’est fait attaquer par les appros, les délais n’étaient pas tenables, qu’il nous ont dit. »

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Pause

25 septembre 2010

Il n’y aura pas de note cette semaine (bon, de fait, si, puisque vous lisez ceci à cet instant précis).

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Des racines…

4 septembre 2010

Je ne suis pas Rom. Oh, non, Alsacien avant tout, bien sûr. Ces considérations sont loin de celles de l’état français, qui ne reconnaît aucune minorité, fut-elle régionale. L’état ne fait pas grand cas de la culture d’origine, même constitutive de l’identité globale.
Si l’on creuse un peu du côté de ma mère, j’appartiens à une caste d’anciens intouchables, qui ont quitté l’Asie il y a des dizaines de siècles pour s’établir dans le bassin rhénan, de la Suisse à la Hollande, où mon patronyme y ferait tressaillir n’importe qui connaissant un peu son histoire locale.

Remetter. Une famille bien connue dans la région. Certes à cause de François, ce grand-oncle fondu, gardien de l’équipe de France entre 1953 et 1959. Mais surtout parce que nous sommes les « Yenner ». Ou « Ienischi », ou « Mānischi ». On distingue mieux cette incompréhension à notre égard : difficilement définissables, nous possédons beaucoup de noms.

Ma famille est crainte dans ma région, pour ses coups d’éclat, ses coups de sang rageurs ne laissant personne indemne. Pour sa capacité à manier la serpette (le fameux « Sāghum »), ses insultes bien senties, son argot cryptique, ses belles femmes et leurs frères susceptibles, cette proximité clanique qui réchauffe les habitudes teutonnes de la région. Souvent considérés comme des sauvages, les membres de ma famille montrent du cœur lorsque les autres tournent le dos aux pauvres, aux exclus, aux démunis.

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Actus du jeu de rôle

12 août 2010

Je me permets de vous signaler que votre humble serviteur a collaboré à la résurrection de l’antique magazine de jeu de rôle Casus Belli (dont vous pouvez admirer la couverture et vous abonner par ici).

Ma participation (dans les tuyaux depuis huit mois) s’est déroulée sous mon nom civil, et on me prête une rubrique (PJ Only) à partir du numéro 2, pour y faire un peu ce que je veux. Et ça me fait plaisir. Le magazine est mensuel, le numéro 2 paraîtra début septembre.

Dans la même veine, l’association Medieval Studio organise une convention de jeu de rôle les 24 et 25 septembre 2010 à Strasbourg, lors de laquelle j’interviendrai pour deux conférences sur les origines du JdR, sur la théorie de création, et le LNS. Pour plus d’informations, visitez le site de l’association, bientôt à jour.

Vous avez maintenant le droit de reprendre une activité normale et de vous repointer samedi dans ces lignes, pour la suite de mes notes.

Pierre

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Choix politiques

7 août 2010

« Ah, Amiral Guillaud, je vous cherchais, c’est un vrai dédale, ici. »

« C’est un peu fait pour, monsieur le Président. Mais vous auriez dû vous faire annoncer, je sais comme votre temps est précieux… »

« Pas assez pour ne pas descendre voir la chose. »

« J’ai entendu dire que les sondages remontent en votre faveur depuis sa dernière décision. »

« Tout à fait, mais descendons, voulez-vous ? »

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L’iroli 2010

26 mai 2010

Après avoir dû supporter les conversations covoitureuses d’un fanatique de véhicules à quatre roues (à l’aller et au retour, je ne vous parle pas du défi), je suis revenu d’un très sympathique week-end à Beauvais, où j’ai participé au Festival de la Micronouvelle et du Haïku organisé par les Éditions L’iroli et l’association Lirécrire.

Une de mes nouvelles a été publiée dans le cadre du concours de cette année. C’est ma première publication littéraire et donc, je suis vachement content. D’ailleurs, ça se voit, les touches de mon clavier chantonnent du Charles Trénet alors que je tapote ce texte.

Je me suis donc rendu là-bas, et après avoir dégusté les bières de garde ambrées de Picardie, rencontré des tas de gens passionnants et avoir obtenu une récompense de la ville de Beauvais, je reviens avec quelques projets, notamment le concours de nouvelles des éditions de la Quadrature (Belgique).

Ah j’oubliais, si vous voulez soutenir une mini-éditrice fort sympathique, le recueil coûte 10 euros et peut être acheté ici (et je ne suis pas persuadé qu’on le trouvera en librairie).

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